Vendredi 28 avril 2006
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Hier avait lieu la première confrontation télévisée pour la présidentielle de 2007, c'était sur France 2 avec Arlette Chabot. Huit invités représentants divers partis politiques étaient présents. Sur le fond il n'y avait pas grand chose d'intéressant. Aussi ai-je décidé d'attribuer quelques remises de prix. Les vacances n'étant pas encore finies pour certains, laissons nous aller.
Arlette Laguiller (LO) : César du nombre de candidatures (six), mais où s'arrêtera t-elle ?
Cécile Duflot (Verts) : César de la gaffe de noms. François Bayrou sera désormais F. Barouin et Laguiller s'est transformée en De Villiers. Ils font peur ces verts !
Marie-Georges Buffet (PCF) : César du retard. Cela dit avec le congrès de la CGT et la réunion du PS on l'excuse volontiers.
Jack Lang (PS) : Césars de la distraction et de la langue de bois. Décidement, en l'absence d'un projet commun, il n'est pas aisé de parler concret sans vouloir blesser la gauche plurielle.
Marine Le Pen (FN) : César de l'interruption de parole. Intenable la bougresse !
Philippe De Villiers (MPF) : César du mal à l'aise. Il est vrai qu'en présence d'un Le Pen, on provoque le rire chez les spectateurs et de la crispation pour le candidat du MPF.
François Bayrou (UDF) : César de la digression et de l'intervention ratée. Son analyse du climat restera dans beaucoup de têtes !
François Fillon (UMP) : César de la coupe de cheveux. Son coup de peigne est toujours aussi tendance, Thierry Breton doit en être jaloux.
Arlette Chabot : César de la fin d'émission. Je me demande encore ce que Zinedine Zidane est venu faire en fin de soirée. Serait-il candidat pour 2007 ?
Alain Duhamel : César de la pertinence. Il aura finalement fallu attendre le dernier quart d'heure pour avoir des questions de qualité.
Comme quoi, parler d'une élection qui a lieu dans un an n'est pas chose facile. Laissons le temps au temps, elle arrivera bien assez vite.
Par aLx
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Publié dans : Objectif 2007
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Lundi 24 avril 2006
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09:50
Après 3 livres sur l’école, la démocratie et l’immigration, Jack Lang lance un nouveau livre sur le chômage. A peine l’ouvrage sorti qu’il en annonce un futur sur la fiscalité. Ce Jack ne perd pas son temps et il le montre. Officiellement candidat à la candidature cet homme populaire pourrait bien séduire plus qu’on ne le croit.
Son approche de la politique vacille entre la vieille méthode mitterrandienne et la nouvelle donne médiatique incarnée par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Comme l’ancien président socialiste il publie ses livres, illustre son programme et joue le jeu du parti en se plaçant le plus possible à gauche.
Mais comment ne pas voir sa popularité, qui contrairement à Ségolène ne date pas d’hier. Stéphane Bern, Fogiel, Ardisson, Karl Zero, à chaque apparition il donne une image sympathique de lui-même qui plaît à beaucoup de gens. Son blog est régulièrement mis à jour et il participe même, de temps à autre, aux commentaires. Il sait vraiment s’y prendre ce Jack !
A l'instar de la présidente du Poitou-Charentes il n’a jamais eu de postes ministériels de premier plan, mais les sondages montrent que ce n’est désormais pas nécessaire, du moins plus autant qu’auparavant. Alors que les premiers indicateurs plaçaient sa candidature loin derrière DSK, Fabius, Jospin et surtout S. Royal, ce n’est plus tout à fait le cas. En effet, il est pratiquement 2ème ex æquo avec Lionel Jospin (22% au premier tour). On le sait, les sondages n’ont pas pour habitude de donner les candidats prévus à un an de la présidentielle. L’avenir nous le dira bien mais nul doute que Jack, lui, compte jouer toutes ses cartes. L’homme de la culture est déterminé « à aller jusqu’au bout », disait-il dimanche soir.
Etre populaire trop tôt pourra, peut être, desservir « la dame socialiste », après tout qui sait vraiment ce qui se passera dans les prochains mois. J. Lang, pour sa part, espère bien apparaître comme une alternative sérieuse à la droite. Libre aux militants de voir en lui un bon présidentiel, la lutte sera ardue, mais c’est déjà mieux engagé qu’il y a quelques mois.
Par aLx
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Publié dans : Objectif 2007
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Jeudi 20 avril 2006
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10:19
Parsque la politique c’est aussi une lutte de l’information et de l’image, analysons les différents styles sur la toile entre les 2 grands partis français.
Le PS tout d’abord : un site sobre et terne, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’attire pas vraiment le regard. On se croirait presque au commencement de l’internet devant une page faite par un webmaster modeste. Le sentiment est que l’internaute n’a pas vraiment envie de rester pour la forme, seul le fond peut intéresser. Des actualités, communiqués du parti et quelques dossiers peuvent en effet retenir l’attention du visiteur engagé.
Passons au site de l’UMP : un design classique mais efficace, des animations, de nombreuses rubriques et des effets de survol sur les divers liens. L’esthétique est davantage soignée et l’internaute apprécie l’effort réalisé. Confirmation lorsque l’on navigue dans les rubriques : des photos accompagnent les nombreux dossiers, l’ensemble est plutôt visuel tout en restant pertinent sur le fond.
DSK en est conscient, il a affirmé que la gauche devait prendre exemple sur le site de l’UMP. Et ce retard est en train d’être rattrapé avec des initiatives comme l’adhésion à 20 euros sur le site du PS, ou encore les nombreux blogs et sites de personnes importantes de la gauche. Un million de pages vues sur le blog de DSK, des milliers de contributions sur le site de S. Royal et un site plutôt agréable du côté de Laurent Fabius, l’opposition semble réagir dans le bon sens et c’est tant mieux.
Internet sera sans nul doute un enjeu de 2007, l’importance des doléances et autres contributions -parfois de très grande qualité- sur le « site royaliste » illustre ce phénomène. Cette tendance ira en augmentant dans les années à venir. Plus vite les politiques comprendront cela et plus grande sera leur portée d'action. Les médias classiques ne suffisent plus, l’internet est devenu une voie alternative très appréciée des électeurs.
Par aLx
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Publié dans : Objectif 2007
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Mercredi 19 avril 2006
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17:29
Qui pourra freiner, à part peut-être une personnalité de gauche, la formidable montée de N. Sarkozy à la future présidentielle ?
Le destin du probable candidat de la droite semble plus que jamais acquis. Le 1er ministre sort très diminué de la crise du CPE et ne peut plus se risquer à manipuler des affaires sensibles. Alors que, pour sa part, le président de l’UMP a finalement su tirer son épingle du jeu. Selon un sondage SOFRES : 55% des français estiment que N. Sarkozy est sorti renforcé du conflit social (dont 72% à droite).
Mais alors quelle est cette méthode qui plaît tant aux français ? Une forte médiatisation et un opportunisme sans faille expliquent en partie ce succès.
Opportunisme quand le ministre de l’intérieur change sur l’étalon donné vainqueur en 1995 ou quand l’homme de la rupture devient le défenseur social en 2006 dans son discours de Douai. Finalement le personnage voit à très court terme et change facilement de stratégie selon le gré des évènements. Cependant les sondages lui donnent, pour le moment, toujours raison.
Forte médiatisation quand N. Sarkozy fait des congrès dignes des plus grands show, maîtrise son image de façon obsessionnelle, essaye d’avoir une main mise la plus large possible sur les médias. On se souvient de l’affaire Elkabbach-Sarkozy, ou bien de la coïncidence arrangée de l’annonce de Harry Roselmack sur TF1 juste avant le voyage de N. Sarkozy en Guadeloupe.
Malgré tout je ne pense pas que S. Royal puisse lui en tenir rigueur. Les 2 étant d’ailleurs très proches sur la gestion de leur image. Mais une différence de taille existe. Là où l’un a le soutien de son appareil politique, l’autre se fait marginaliser par son propre parti. Si l’avenir de Ségolène reste fragile, celui de Nicolas semble tout tracé.
Edouard Balladur doit se frotter les mains devant la déchéance chiraquienne. Reste à savoir si la gauche sera assez forte pour arrêter le « bulldozer Sarkozy ».
Par aLx
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Publié dans : Objectif 2007
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