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International

Dimanche 16 avril 2006
En ce week-end saint, la présidente des Philippines, Gloria Arroyo, a décidé qu’aucun condamné à mort ne serait plus exécuté. Ce pays, majoritairement catholique, compterait quelques 1280 condamnés. Une abolition qui supposera cependant l’aval du congrès et de l’opinion publique.

Décision nous rappelant que la peine capitale reste bel et bien présente dans le monde. Si l’article 1 du protocole 13 de la CSDH (Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme) interdit cette exécution fatale aux Etats membres de l’Union Européenne, tel n’est pas le cas au niveau international.

Aujourd’hui, 74 pays maintiennent la peine de mort dans leur système pénal. Mais 97% des exécutions recensées en 2004 ont eu lieu dans 4 pays : Chine, Iran, Vietnam, États-Unis.

Ainsi, 60 hommes et femmes auront été tués en 2005 aux Etats-Unis, et 12 depuis janvier 2006. Mais au-delà de la première puissance mondiale, c’est vers la Chine que les yeux se tournent. Pas de chiffres officiels, juste quelques estimations (allant de 3000 à 10 000 par an pour les plus pessimistes).

Des milliers de vies, qui chaque année, s’éteignent de façon plus ou moins sommaires selon les régimes. Une adultère ou être homosexuel représentants parfois, dans certains pays, un crime passible de mort.

Des dirigeants bien loin du combat de François Mitterrand en 1981, ou de Nelson Mandela en 1995…
Par aLx
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Lundi 17 avril 2006
Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont décidé de geler leur aide au gouvernement du Hamas. Ce dernier estime avoir besoin de 160 millions de dollars par mois pour gérer correctement son administration. Dans cette optique, l’Iran a décidé de débloquer 50 millions de dollars pour l’autorité palestinienne.

Une contribution importante qui n’est pas du goût des occidentaux. Ce geste s’inscrit dans un souci de rallier d’autres pays arabes à sa cause, et notamment sur le dossier du nucléaire. Ainsi, des membres du Hezbollah ont déclaré au président Iranien Ahmadinejad : « vous avez réussi à enrichir de l’uranium. Nous applaudissons cette victoire ».

La situation internationale est plus que jamais préoccupante. La demande de suspension faite par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) n’a pas été respectée et l’Iran ne semble pas disposé à arrêter sa démarche.

Si l’on en croit le Sunday Times, l’Iran disposerait de 40.000 kamikazes prêts à mourir sur des cibles américaines ou britanniques en cas d’attaque anglo-saxonne visant l’arrêt de son enrichissement. Cette presse américaine rajoute que le président Bush serait également prêt à lancer une attaque d’ici à la fin de son mandat si aucune solution satisfaisante n’est trouvée.

Un rapport de force s’engage donc, mais le bourbier irakien a sérieusement affaibli le risque d’attaque directe. Reste que sur le dossier Iranien, l’Union Européenne est moins partagée que sur l’Irak et beaucoup d’hommes politiques français ne seraient pas hostiles à une intervention armée si elle devait avoir lieu.
Par aLx
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Mercredi 19 avril 2006
La force de demain, la Chine, rencontre cette semaine la superpuissance d’aujourd’hui, les Etats-Unis. Une rencontre décisive car de forts enjeux internationaux seront mis sur la table.

Le président chinois, Hu Jintao, n’est pas venu faire du tourisme et il le fait savoir à son homologue américain. Refusant la rencontre décontractée dans le ranch texan, on sent la Chine soucieuse de se faire recevoir avec les égards que son poids démographique lui apporte.

Une rencontre qui se veut paisible, mais qui cache mal les tensions dans la réalité. Hu Jintao veut des garanties de la part de l’administration Bush en ce qui concerne Taiwan. Le président chinois souhaite que les américains stoppent leurs incitations à l’indépendance de l’île rebelle.

Et il pourrait bien les avoir car la contre partie est de taille : le dossier Iranien. Ce dernier crispe la situation internationale aujourd’hui, notamment entre la Chine et les Etats-Unis -L’empire du Milieu entretenant de bons rapports avec l’Iran à cause du pétrole-. Un soutien qui n’est pas vraiment apprécié outre-atlantique. Si la Chine se montre plus ferme contre l’Iran, on peut imaginer un soutien américain moins actif à Taiwan.

La diplomatie est toujours bilatérale, les relations sont essentiellement géopolitiques et économiques. Nul doute que sur cette affaire les deux supergrands auront des arguments à faire valoir. Mais le donnant-donnant n’est pas toujours synonyme d’apaisement total car les tensions entre les deux pays sont bien plus grandes en profondeur.
Par aLx
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Jeudi 20 avril 2006
Lorsque j’ai lu la dépêche, j’étais véritablement partagé entre le rire et l’indignation. Le président algérien, Bouteflika, vient de se faire à nouveau hospitalisé au Val de Grâce. Certes, l’état de santé grave du président n’est pas sujet à plaisanterie, mais force est d’avouer que, dans le contexte actuel, c’est tellement surréaliste que cela en devient pathétique.

Rappelons que quelques jours auparavant Bouteflika déclarait que la France avait génocidé la civilisation algérienne. De plus le refus du traité d'amitié franco-algérien proposé récemment par le ministre des affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, entendait tendre les rapports entre Alger et Paris.

Il est évident que l’article abrogé du rôle positif de la colonisation et les problèmes de visa n’aident pas. Mais comment peut-on avoir une attitude incendiaire contre un pays un jour et demander le lendemain sa bienveillance médicale ?

Bouteflika avait déclaré aux américains que la France n’avait plus le même poids dans leurs relations. Pourtant c’est vers elle que le président se tourne dans des périodes difficiles. Il s’agirait de ne pas avoir un double langage qui est offensant tant pour les citoyens algériens que français.
Par aLx
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Mercredi 26 avril 2006
Vous êtes cloîtré depuis plusieurs jours dans une salle, à l’abri des caméras, ne pouvant réellement trancher sur la question de savoir si oui ou non la vie de Zacarias Moussaoui doit être enlevée. Vous hésitez, pensez à la vie de ces centaines d’américains qui sont tragiquement morts le 11 septembre 2001, mais le faire mourir en martyr vous ulcère… Finalement, le choix s’impose, mais quel est-il ?

Ce français, né en mai 1968, saura, d'ici à quelques jours, l'option retenue par le jury. Le choix se portera sur la prison à vie, dans une prison de haute sécurité, ou sur la peine capitale (que le juge avait à la base exclue). Quelle que soit la décision, l’affaire n’aura pas suscité le même engouement en France qu’aux Etats-Unis. L'iran étant dans toutes les têtes désormais.

Si
Moussaoui est un dangereux islamiste fondamentaliste ayant pris des cours de pilotage outre-atlantique, il reste un petit soldat de la nébuleuse Al-Qaida. Il n’a jamais rencontré de chefs importants du mouvement et n’était même pas en relation pour les attentats du World Trade Center. En effet, cet islamiste radical convaincu n’aura pas été aux commandes du terrible attentat et n’aura même pas tué un américain puisque il était, ce jour là, en prison. Pourtant il risque la peine de mort.

Mais voila, Bush veut des résultats dans sa guerre contre le terrorisme et il ne les a pas. Alors, tant pis si il n’a que des subalternes à sa disposition, il les exécutera comme d'importants lieutenants du mouvement islamiste fondamentaliste. Espérons que le jury ne tombera pas dans ce genre de raisonnement rapide, mais pouvons nous demander à des gens, dont eux et leurs compatriotes ont tant souffert, cet effort ?
 
Par aLx
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