Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, a fini sa grève de la faim hier matin. C’est finalement après 39 jours et 21 kg en moins que le parlementaire a mis fin à son combat contre le groupe Japonais Toyal. Alors que toute la France suivait de près le combat du CPE, Jean Lassalle, lui, refusait un risque de délocalisation dans sa région, synonyme d’un effondrement économique dans le village concerné.Au-delà du fond, c’est la forme qui intéresse particulièrement. Comment un homme politique peut dignement en arriver à cela ? N’est-ce pas là un formidable aveu de faiblesse de notre démocratie ?
Je ne le pense pas. En effet, cet acte est d’abord un engagement de confiance entre un élu et ses citoyens. Face à une multinationale, le député à refuser la fatalité du « laisser-faire » économique provoquant de graves conséquences socio-économiques dans de petites régions.
M. Lassalle a permis aux français de voir que la politique n’est pas seulement une guerre politicienne entre personnalités d’un même parti ou de camps opposés, mais aussi un enjeu pour l’intérêt des français eux-mêmes. Evidemment il est triste de devoir faire des actions aussi frappantes pour marquer l’opinion publique, les médias et le gouvernement, mais finalement qui pourra lui reprocher son volontarisme politique ?
À l’heure où chaque parti n’a que 2007 et les sondages en ligne de mire, il est agréable d’avoir un homme politique de cette qualité.

Alors que la crise du CPE se termine doucement dans les facultés, la question porte sur l’avenir du 1er ministre. Quel cap pour cette « année utile » ?
Les vacances se finissent aujourd’hui dans plusieurs zones académiques et les présidents d’universités souhaitent que les étudiants reprennent normalement leurs activités. Pourtant un vent, ou plutôt un souffle lointain, s’est fait ressentir. Comme si la mobilisation n’était pas totalement morte après l’abrogation du CPE.
Le 21 avril, un jour tristement gravé dans l’histoire politique française. C’était il y a 4 ans, Jean-Marie Le Pen obtenait 16,86 % au premier tour et accédait ainsi à une bataille face au président sortant, Jacques Chirac. Pour la première fois dans l’histoire de la V république, un parti extrémiste arrivait avec un tel score à la présidentielle.