Pays issu de la révolution, la France, a une forte culture de l’émeute et de la contestation du pouvoir. Les syndicats emmènent volontiers des milliers de gens à manifester dès qu’une réforme est engagée par le gouvernement. Aujourd’hui ce sont diverses grandes crises qui ce sont succédées, une contestation contre l’exclusion en novembre et une autre contre la précarité ces derniers mois. A celles-ci pourrait on peut-être ajouter le 29 mai ou comment se replier égoïstement du reste de l’Europe.
Ce qui est frappant c’est de voir la capacité qu’a la jeunesse et la population en général à se mobiliser fortement à la moindre mesure gouvernementale dès qu’un de leur intérêt serait menacé. Nombres de personnes se sont félicitées de la prise de conscience politique que l’épisode du CPE a amené chez les jeunes. Mais de quelle conscience parlons-nous ?
Si c’est pour défendre ses positions, refuser le dialogue, imiter l’autisme fait en amont par la majorité, alors oui en effet la politique s’est vue intégrée dans les lycées et autres universités. Car toutes les crises étudiantes qui ont eu lieu n’ont pas vocation à contester des dossiers graves comme le nucléaire iranien, les crises du Népal ou des problèmes dans des pays d’Afrique. La conception de la politique se veut large et je ne pense pas que refuser un modèle faussement décris par les syndicats soit une sensibilisation significative aux vrais enjeux actuels.
A force de se regarder le nombril, le peuple français risque de passer à côté des vrais débats mondiaux. La montée de l’Islam radical prônant la destruction d’Israël, la construction européenne, les réformes nécessaires au code du travail et de la fonction publique. Autant de sujets qui ne provoquent pas tant d’émulation que ces 2 derniers mois. Pourtant ce sont des sujets vitaux.
Mais enfin les français ont bien d’autres choses à faire, les derniers sondages de 2007 sont tombés, empressons-nous de les commenter, il est vrai que nous ne sommes qu’à un an de la présidentielle. Au diable le déficit public et le risque d’une guerre avec l’Iran, cela attendra bien.
Historiquement, n’est-ce pas ce genre d’attitude de deni du réel qui a conduit le nazisme à s’installer en 1933 ? N’est-ce pas ce comportement qui fait, qu'encore aujourd’hui, personne ne considère l’environnement comme un sujet important dans sa campagne présidentielle –à part les partis concernés bien évidemment, comme si ce genre de préoccupations étaient leur monopole - ? N’est-ce pas ce refus du compromis qui amène la gauche française à être si archaïque vis-à-vis de ses homologues espagnols, italiens ou scandinaves ?
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