Vendredi 21 avril 2006
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Le 21 avril, un jour tristement gravé dans l’histoire politique française. C’était il y a 4 ans, Jean-Marie Le Pen obtenait 16,86 % au premier tour et accédait ainsi à une bataille face au président sortant, Jacques Chirac. Pour la première fois dans l’histoire de la V république, un parti extrémiste arrivait avec un tel score à la présidentielle.
Je me souviens avoir été manifesté à l’époque, ce fut ma première « sensibilisation » à la vie politique. Je ne regrette absolument pas ce positionnement car je ne crois pas aux valeurs défendues par la droite nationaliste. L’immigration ne doit pas être un sujet tabou et il faut en parler sans complexe. Cependant l’attitude à tendance négationniste de J-M. Le Pen (cf. « les chambres à gaz sont un détail de l’histoire »), ses comparaisons douteuses du sida par rapport à la lèpre (mai 1987, Antenne 2) ne font qu’ajouter à la polémique du personnage.
Alors pourquoi se souvenir de cette date ? Peut-être, en partie, parsque tout reste à jouer pour 2007. En effet, l’homme se fait vieux et usé mais reste éternellement présent. Selon un sondage fait conjointement par RTL, Le Figaro et LCI, Le Pen devrait recueillir environ 10 % des voix au premier tour, cela signifie qu’il serait en 3ème position. Du moins si il arrive à obtenir les fameuses 500 signatures. Mais même dans un cas comme celui-ci, son « dauphin non désiré » De Villiers (3 % d’intentions de vote au premier tour) récupérerait alors, en majorité, le précieux électorat.
Ce cas de figure se ferait dans l’hypothèse où l’actuel ministre de l’intérieur et Ségolène Royal s’affronteraient. Ces deux derniers recueillant, au premier tour, respectivement 30 % pour le président de l’UMP -malgré la présence du 1er ministre (6 %)- et 34 % pour la présidente du Poitou-Charentes.
Au second tour, le sondage met un rapport favorable pour S. Royal avec 51 % contre 49 % pour N. Sarkozy.
La gauche doit se souvenir de la débâcle de 2002 et s’unir le plus possible. S. Royal est pour le moment le meilleur atout dont dispose l’ensemble gauchiste car elle rassemble des radicaux aux centristes. Cela constitue sans conteste un nombre de voix très fort, suffisant en tout cas pour battre le candidat de l’UMP si l’on en croit les sondages actuels.
En fait, seuls les « éléphants » du PS ne croient pas en Ségolène puisque Arnaud Montebourg applaudit ce vent frais et Bernard Tapis déclare qu’elle a le mérite d’avoir « remis l’idée que la gauche pouvait gagner à la mode ». Pour ma part je vois un avantage certain de la présence de S. Royal à la présidentielle, celui de pouvoir « vampiriser » un électorat large, ce qui manque cruellement à des personnalités comme Laurent Fabius par exemple.
Finalement la méthode « attrape-tout » de Ségolène, décrite par Patrick Devedjian, peut énerver, malgré tout elle a le mérite d’écarter un second 21 avril, ce n’est déjà pas si mal.
Par aLx
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Publié dans : France
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