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Jeudi 20 avril 2006
Lorsque j’ai lu la dépêche, j’étais véritablement partagé entre le rire et l’indignation. Le président algérien, Bouteflika, vient de se faire à nouveau hospitalisé au Val de Grâce. Certes, l’état de santé grave du président n’est pas sujet à plaisanterie, mais force est d’avouer que, dans le contexte actuel, c’est tellement surréaliste que cela en devient pathétique.

Rappelons que quelques jours auparavant Bouteflika déclarait que la France avait génocidé la civilisation algérienne. De plus le refus du traité d'amitié franco-algérien proposé récemment par le ministre des affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, entendait tendre les rapports entre Alger et Paris.

Il est évident que l’article abrogé du rôle positif de la colonisation et les problèmes de visa n’aident pas. Mais comment peut-on avoir une attitude incendiaire contre un pays un jour et demander le lendemain sa bienveillance médicale ?

Bouteflika avait déclaré aux américains que la France n’avait plus le même poids dans leurs relations. Pourtant c’est vers elle que le président se tourne dans des périodes difficiles. Il s’agirait de ne pas avoir un double langage qui est offensant tant pour les citoyens algériens que français.
Par aLx - Publié dans : International
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