Qui pourra freiner, à part peut-être une personnalité de gauche, la formidable montée de N. Sarkozy à la future présidentielle ?
Le destin du probable candidat de la droite semble plus que jamais acquis. Le 1er ministre sort très diminué de la crise du CPE et ne peut plus se risquer à manipuler des affaires sensibles. Alors que, pour sa part, le président de l’UMP a finalement su tirer son épingle du jeu. Selon un sondage SOFRES : 55% des français estiment que N. Sarkozy est sorti renforcé du conflit social (dont 72% à droite).
Mais alors quelle est cette méthode qui plaît tant aux français ? Une forte médiatisation et un opportunisme sans faille expliquent en partie ce succès.
Opportunisme quand le ministre de l’intérieur change sur l’étalon donné vainqueur en 1995 ou quand l’homme de la rupture devient le défenseur social en 2006 dans son discours de Douai. Finalement le personnage voit à très court terme et change facilement de stratégie selon le gré des évènements. Cependant les sondages lui donnent, pour le moment, toujours raison.
Forte médiatisation quand N. Sarkozy fait des congrès dignes des plus grands show, maîtrise son image de façon obsessionnelle, essaye d’avoir une main mise la plus large possible sur les médias. On se souvient de l’affaire Elkabbach-Sarkozy, ou bien de la coïncidence arrangée de l’annonce de Harry Roselmack sur TF1 juste avant le voyage de N. Sarkozy en Guadeloupe.
Malgré tout je ne pense pas que S. Royal puisse lui en tenir rigueur. Les 2 étant d’ailleurs très proches sur la gestion de leur image. Mais une différence de taille existe. Là où l’un a le soutien de son appareil politique, l’autre se fait marginaliser par son propre parti. Si l’avenir de Ségolène reste fragile, celui de Nicolas semble tout tracé.
Edouard Balladur doit se frotter les mains devant la déchéance chiraquienne. Reste à savoir si la gauche sera assez forte pour arrêter le « bulldozer Sarkozy ».