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BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones
Le but de ce blog est de parler et de débattre de l’actualité en général. Vos commentaires, vos suggestions, aideront à la compréhension d’une scène politique en perpétuelle évolution.
 
Samedi 22 avril 2006

Pays issu de la révolution, la France, a une forte culture de l’émeute et de la contestation du pouvoir. Les syndicats emmènent volontiers des milliers de gens à manifester dès qu’une réforme est engagée par le gouvernement. Aujourd’hui ce sont diverses grandes crises qui ce sont succédées, une contestation contre l’exclusion en novembre et une autre contre la précarité ces derniers mois. A celles-ci pourrait on peut-être ajouter le 29 mai ou comment se replier égoïstement du reste de l’Europe.


Ce qui est frappant c’est de voir la capacité qu’a la jeunesse et la population en général à se mobiliser fortement à la moindre mesure gouvernementale dès qu’un de leur intérêt serait menacé. Nombres de personnes se sont félicitées de la prise de conscience politique que l’épisode du CPE a amené chez les jeunes. Mais de quelle conscience parlons-nous ?


Si c’est pour défendre ses positions, refuser le dialogue, imiter l’autisme fait en amont par la majorité, alors oui en effet la politique s’est vue intégrée dans les lycées et autres universités. Car toutes les crises étudiantes qui ont eu lieu n’ont pas vocation à contester des dossiers graves comme le nucléaire iranien, les crises du Népal ou des problèmes dans des pays d’Afrique. La conception de la politique se veut large et je ne pense pas que refuser un modèle faussement décris par les syndicats soit une sensibilisation significative aux vrais enjeux actuels.


A force de se regarder le nombril, le peuple français risque de passer à côté des vrais débats mondiaux. La montée de l’Islam radical prônant la destruction d’Israël, la construction européenne, les réformes nécessaires au code du travail et de la fonction publique. Autant de sujets qui ne provoquent pas tant d’émulation que ces 2 derniers mois. Pourtant ce sont des sujets vitaux.


Mais enfin les français ont bien d’autres choses à faire, les derniers sondages de 2007 sont tombés, empressons-nous de les commenter, il est vrai que nous ne sommes qu’à un an de la présidentielle. Au diable le déficit public et le risque d’une guerre avec l’Iran, cela attendra bien.


Historiquement, n’est-ce pas ce genre d’attitude de deni du réel qui a conduit le nazisme à s’installer en 1933 ? N’est-ce pas ce comportement qui fait, qu'encore aujourd’hui, personne ne considère l’environnement comme un sujet important dans sa campagne présidentielle –à part les partis concernés bien évidemment, comme si ce genre de préoccupations étaient leur monopole - ? N’est-ce pas ce refus du compromis qui amène la gauche française à être si archaïque vis-à-vis de ses homologues espagnols, italiens ou scandinaves ?

Par aLx - Publié dans : France
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Vendredi 21 avril 2006
Le 21 avril, un jour tristement gravé dans l’histoire politique française. C’était il y a 4 ans, Jean-Marie Le Pen obtenait 16,86 % au premier tour et accédait ainsi à une bataille face au président sortant, Jacques Chirac. Pour la première fois dans l’histoire de la V république, un parti extrémiste arrivait avec un tel score à la présidentielle.

Je me souviens avoir été manifesté à l’époque, ce fut ma première « sensibilisation » à la vie politique. Je ne regrette absolument pas ce positionnement car je ne crois pas aux valeurs défendues par la droite nationaliste. L’immigration ne doit pas être un sujet tabou et il faut en parler sans complexe. Cependant l’attitude à tendance négationniste de J-M. Le Pen (cf. « les chambres à gaz sont un détail de l’histoire »), ses comparaisons douteuses du sida par rapport à la lèpre (mai 1987, Antenne 2) ne font qu’ajouter à la polémique du personnage.

Alors pourquoi se souvenir de cette date ? Peut-être, en partie,  parsque tout reste à jouer pour 2007. En effet, l’homme se fait vieux et usé mais reste éternellement présent. Selon un sondage fait conjointement par RTL, Le Figaro et LCI, Le Pen devrait recueillir environ 10 % des voix au premier tour, cela signifie qu’il serait en 3ème position. Du moins si il arrive à obtenir les fameuses 500 signatures. Mais même dans un cas comme celui-ci, son « dauphin non désiré » De Villiers (3 % d’intentions de vote au premier tour) récupérerait alors, en majorité, le précieux électorat.

Ce cas de figure se ferait dans l’hypothèse où l’actuel ministre de l’intérieur et Ségolène Royal s’affronteraient. Ces deux derniers recueillant, au premier tour, respectivement 30 % pour le président de l’UMP -malgré la présence du 1er ministre (6 %)- et 34 % pour la présidente du Poitou-Charentes.
Au second tour, le sondage met un rapport favorable pour S. Royal avec 51 % contre 49 % pour N. Sarkozy.

La gauche doit se souvenir de la débâcle de 2002 et s’unir le plus possible. S. Royal est pour le moment le meilleur atout dont dispose l’ensemble gauchiste car elle rassemble des radicaux aux centristes. Cela constitue sans conteste un nombre de voix très fort, suffisant en tout cas pour battre le candidat de l’UMP si l’on en croit les sondages actuels.

En fait, seuls les « éléphants » du PS ne croient pas en Ségolène puisque Arnaud Montebourg applaudit ce vent frais et Bernard Tapis déclare qu’elle a le mérite d’avoir « remis l’idée que la gauche pouvait gagner à la mode ». Pour ma part je vois un avantage certain de la présence de S. Royal à la présidentielle, celui de pouvoir « vampiriser » un électorat large, ce qui manque cruellement à des personnalités comme Laurent Fabius par exemple.

Finalement la méthode « attrape-tout » de Ségolène, décrite par Patrick Devedjian, peut énerver, malgré tout elle a le mérite d’écarter un second 21 avril, ce n’est déjà pas si mal.
Par aLx - Publié dans : France
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Jeudi 20 avril 2006
Lorsque j’ai lu la dépêche, j’étais véritablement partagé entre le rire et l’indignation. Le président algérien, Bouteflika, vient de se faire à nouveau hospitalisé au Val de Grâce. Certes, l’état de santé grave du président n’est pas sujet à plaisanterie, mais force est d’avouer que, dans le contexte actuel, c’est tellement surréaliste que cela en devient pathétique.

Rappelons que quelques jours auparavant Bouteflika déclarait que la France avait génocidé la civilisation algérienne. De plus le refus du traité d'amitié franco-algérien proposé récemment par le ministre des affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, entendait tendre les rapports entre Alger et Paris.

Il est évident que l’article abrogé du rôle positif de la colonisation et les problèmes de visa n’aident pas. Mais comment peut-on avoir une attitude incendiaire contre un pays un jour et demander le lendemain sa bienveillance médicale ?

Bouteflika avait déclaré aux américains que la France n’avait plus le même poids dans leurs relations. Pourtant c’est vers elle que le président se tourne dans des périodes difficiles. Il s’agirait de ne pas avoir un double langage qui est offensant tant pour les citoyens algériens que français.
Par aLx - Publié dans : International
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Jeudi 20 avril 2006
Parsque la politique c’est aussi une lutte de l’information et de l’image, analysons les différents styles sur la toile entre les 2 grands partis français.

Le PS tout d’abord : un site sobre et terne, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’attire pas vraiment le regard. On se croirait presque au commencement de l’internet devant une page faite par un webmaster modeste.
Le sentiment est que l’internaute n’a pas vraiment envie de rester pour la forme, seul le fond peut intéresser. Des actualités, communiqués du parti et quelques dossiers peuvent en effet retenir l’attention du visiteur engagé.

Passons au site de l’UMP : un design classique mais efficace, des animations, de nombreuses rubriques et des effets de survol sur les divers liens. L’esthétique est davantage soignée et l’internaute apprécie l’effort réalisé. Confirmation lorsque l’on navigue dans les rubriques : des photos accompagnent les nombreux dossiers, l’ensemble est plutôt visuel tout en restant pertinent sur le fond.


DSK en est conscient, il a affirmé que la gauche devait prendre exemple sur le site de l’UMP. Et ce retard est en train d’être rattrapé avec des initiatives comme l’adhésion à 20 euros sur le site du PS, ou encore les nombreux blogs et sites de personnes importantes de la gauche. Un million de pages vues sur le blog de DSK, des milliers de contributions sur le site de S. Royal et un site plutôt agréable du côté de Laurent Fabius, l’opposition semble réagir dans le bon sens et c’est tant mieux.


Internet sera sans nul doute un enjeu de 2007, l’importance des doléances et autres contributions -parfois de très grande qualité- sur le « site royaliste » illustre ce phénomène. Cette tendance ira en augmentant dans les années à venir. Plus vite les politiques comprendront cela et plus grande sera leur portée d'action. Les médias classiques ne suffisent plus, l’internet est devenu une voie alternative très appréciée des électeurs
.

Par aLx - Publié dans : Objectif 2007
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Mercredi 19 avril 2006
Qui pourra freiner, à part peut-être une personnalité de gauche, la formidable montée de N. Sarkozy à la future présidentielle ?

Le destin du probable candidat de la droite semble plus que jamais acquis. Le 1er ministre sort très diminué de la crise du CPE et ne peut plus se risquer à manipuler des affaires sensibles. Alors que, pour sa part, le président de l’UMP a finalement su tirer son épingle du jeu. Selon un sondage SOFRES : 55% des français estiment que N. Sarkozy est sorti renforcé du conflit social (dont 72% à droite).

Mais alors quelle est cette méthode qui plaît tant aux français ? Une forte médiatisation et un opportunisme sans faille expliquent en partie ce succès.

Opportunisme quand le ministre de l’intérieur change sur l’étalon donné vainqueur en 1995 ou quand l’homme de la rupture devient le défenseur social en 2006 dans son discours de Douai. Finalement le personnage voit à très court terme et change facilement de stratégie selon le gré des évènements. Cependant les sondages lui donnent, pour le moment, toujours raison.

Forte médiatisation quand N. Sarkozy fait des congrès dignes des plus grands show, maîtrise son image de façon obsessionnelle, essaye d’avoir une main mise la plus large possible sur les médias. On se souvient de l’affaire Elkabbach-Sarkozy, ou bien de la coïncidence arrangée de l’annonce de Harry Roselmack sur TF1 juste avant le voyage de N. Sarkozy en Guadeloupe.

Malgré tout je ne pense pas que S. Royal puisse lui en tenir rigueur. Les 2 étant d’ailleurs très proches sur la gestion de leur image. Mais une différence de taille existe. Là où l’un a le soutien de son appareil politique, l’autre se fait marginaliser par son propre parti. Si l’avenir de Ségolène reste fragile, celui de Nicolas semble tout tracé.

Edouard Balladur doit se frotter les mains devant la déchéance chiraquienne. Reste à savoir si la gauche sera assez forte pour arrêter le « bulldozer Sarkozy ».
Par aLx - Publié dans : Objectif 2007
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